On passe souvent beaucoup de temps à attendre d’être prêt : prêt émotionnellement, prêt spirituellement, prêt financièrement, prêt dans notre tête. On se dit : quand j’irai mieux, quand j’aurai plus, quand je serai plus sûr, quand j’aurai réglé ceci ou cela, C’est alors que je commencerai.

On peut commencer d’abord au lieu d’attendre continuellement. Le docteur Myles Munroe disait : “The richest place in the world is the graveyard.”: « L’endroit le plus riche du monde est le cimetière. » Que voulait-il dire ?

Il expliquait que les cimetières sont « riches » parce qu’ils contiennent : des rêves jamais réalisés, des projets jamais commencés, des livres jamais écrits, des idées jamais partagées. Des personnes sont mortes en attendant d’être prêtes, en attendant le bon moment, en attendant moins de peur…On peut attendre tellement d’être « prêt » qu’on ne commencera jamais.

Et pendant qu’on attend cette version parfaite de nous-mêmes, les jours passent, les saisons changent, les opportunités aussi. La réalité, c’est que nous ne sommes presque jamais totalement prêts, pas parce que nous sommes incapables, mais parce que la vie ne fonctionne pas sur le mode du tout est parfait. Elle avance, souvent en même temps que nos doutes, nos manques et nos fragilités.

Mais comment se lancer malgré nos doutes et diverses fragilités ? Tout en craignant de faire des mauvais choix? En nous appuyons sur la direction de Dieu, par son Esprit et dans sa sagesse.

Le Psalmiste le dit :

Enseigne-nous à bien compter nos jours, afin que nous appliquions notre cœur à la sagesse. Psaume 90:12

Nos jours sur terre sont comptés, nous le disons toujours, non pour nous faire peur, mais pour nous réveiller. Nous n’avons pas une infinité de matins pour aimer, pour réparer, pour obéir, pour répondre à l’appel.Alors n’attendons pas que tout soit parfait et prêt à nos yeux.

Un autre verset nous le rappelle :

Vous qui ne savez pas ce que votre vie sera demain… vous êtes une vapeur qui paraît pour un peu de temps et qui ensuite disparaît. Jacques 4:14

Cela ne veut pas dire vivre dans la précipitation ou l’inconscience. Cela veut dire commencer même quand tout n’est pas à la perfection, avancer même quand tout n’est pas formel, aimer même quand on a été blessé, croire même quand la foi a des cicatrices. Car très souvent, c’est en marchant que Dieu forge, fortifie et façonne.

Dieu sait transformer le peu en beaucoup, et les pas hésitants en plus solides, parce qu’en réalité, ce n’est pas la perfection qu’Il attend mais un cœur disponible et disposer à passer à l’action.

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