Dans le tourbillon de nos journées, il est facile de se perdre dans ce qui semble urgent, de s’agiter autour de ce qui occupe… On court, on fait, on remplit nos journées… mais à la fin, que restera-t-il ? Ce sentiment d’avoir été occupé, ou celui d’avoir réellement construit ? Ce qu’on appelle souvent « productivité » peut nous éloigner de ce qui est véritablement important. Et si, dans notre course à vouloir être utiles, on passait à côté de l’essentiel ? +sans toujours se demander : est-ce que cela compte vraiment ? Est-ce que cela bâtit quelque chose d’éternel ?
Jésus, lui, a déjà tranché cette question de manière très simple, mais captivante. Dans l’épisode bien connu de Marthe et Marie (Luc 10:38-42), il ne condamne pas le service de Marthe, mais il souligne quelque chose de plus profond : « Marie a choisi la bonne part, qui ne lui sera point ôtée. » Marthe faisait ce qui était utile, mais Marie a discerné ce qui était essentiel. Être aux pieds du Maître, recevoir sa Parole, se connecter à ce qui donne vraiment la vie.
Aujourd’hui encore, beaucoup d’activités peuvent paraître légitimes. On peut se dire : “Ce n’est pas mauvais.” Mais est-ce pour autant profitable ? C’est ici que l’apôtre Paul nous rappelle : « Tout m’est permis, mais tout n’est pas utile. » (1 Corinthiens 6:12). Une phrase forte qui nous pousse à faire la différence entre ce qui nous occupe et ce qui nous construit, entre le superficiel et le fondamental.
L’utile, c’est ce qui nous fait sentir actifs. Mais l’essentiel, c’est ce qui nous transforme, ce qui nous rapproche de notre vocation, de Dieu, et de ce que nous sommes appelés à laisser comme empreinte. En réalité l’utile semble passager, mais l’essentiel demeure certainement. On ne vit pas pour tout faire. On vit pour faire ce qui a une portée éternelle. On vit pour s’accomplir dans notre appel, dans notre foi, dans nos relations.
Et comme le rappelle aussi l’Écriture :« Tout est permis, mais tout n’édifie pas. » (1 Corinthiens 10:23). Alors, à chaque décision, posons-nous cette question simple mais puissante : Est-ce que cela édifie ? Pas seulement aujourd’hui, mais pour l’éternité ?
On ne nous demande pas juste de faire beaucoup. On nous appelle à faire juste, à discerner, à écouter, à vivre pour la bonne cause, pour le bien. Il y a des choses qui remplissent… et d’autres qui accomplissent. Et c’est cette dimension d’accomplissement qu’il ne faut jamais perdre de vue.
Selon qu’il est écrit dans Matthieu 5:16 : « Que votre lumière luise ainsi devant les hommes, afin qu’ils voient vos bonnes œuvres, et qu’ils glorifient votre Père qui est dans les cieux. »
