
Il y a des moments où on a juste envie d’abandonner, pas forcément parce que tout s’écroule autour de nous, mais parce qu’à l’intérieur, ça devient lourd à gérer. On ressent le besoin d’arrêter, de faire une pause, de lâcher ce qu’on portait pourtant avec conviction et détermination. Et souvent, ça arrive quand la situation devient compliquée ou même quand on s’approche du but.
C’est ça qui est troublant. On pense que plus on avance, plus ça devient simple. Mais il y a des étapes où, au contraire, tout semble se compliquer. La pression augmente, les doutes adviennent, et cette réalité va au delà du physique. Ça touche la motivation, la vision, la force qu’on avait au départ.
Et dans ces moments-là, on ne dit pas toujours clairement qu’on veut abandonner. Mais ça se voit dans les petites choses, dans nos actes : On ralentit, on repousse, on commence à se demander si ça vaut encore la peine de continuer, si ce qu’on poursuit a tout son sens. Pourtant, ce type de ressenti n’est pas forcément un signal d’arrêt mais simplement une étape du parcours.
Quand on regarde Jésus, il y a eu un moment où ce qu’Il portait était devenu extrêmement lourd. Non pas parce que la mission avait changé, mais parce qu’Il en voyait clairement le prix.
« Mon Père, s’il est possible, que cette coupe s’éloigne de moi… » Matthieu 26:39
« Étant en agonie, il priait plus instamment… » Luc 22:44
Il y avait une vraie lutte intérieure, une vraie pression , mais Il ne s’est pas arrêté là :
« Toutefois, non pas ce que je veux, mais ce que tu veux. » Matthieu 26:39
Il n’a pas laissé ce qu’Il ressentait interrompre ce qu’Il devait accomplir, Il est resté focalisé sur sa mission. Et c’est souvent là que tout se joue pour nous aussi. Pas au début, quand tout est encore porté par l’élan, mais en plein milieu ou juste avant d’atteindre quelque chose. Au moment où continuer devient un choix, une réelle décision qui parfois semble nous dépasser.
Parce que oui, il y a des moments où l’on est fatigué de porter, fatigué d’attendre, fatigué de ne pas voir encore le résultat. Et c’est souvent dans ces moments-là que l’abandon semble logique. Mais il y a une réalité qu’il ne faut pas oublier : l’épreuve ne veut pas dire que Dieu nous a abandonné, . Elle ne veut pas dire non plus que ce que tu poursuis ne sert à rien. Ecclésiaste 7:8 nous dit : « Mieux vaut la fin d’une chose que son commencement. »
Le début ou même le milieu du parcours ou de la mission peuvent être très éprouvant mais c’est après tout que l’on jouit de toutes les difficultés du parcours et que l’élévation arrive. Jésus n’a pas été élevé malgré ce qu’Il a traversé, mais l’élévation est venu après.
« C’est pourquoi aussi Dieu l’a souverainement élevé… » Philippiens 2:9
En effet, ce qu’Il avait traversé n’était pas inutile. Ça faisait partie de ce qui mène à l’accomplissement. Alors avant d’abandonner, prenons du recul. Revenons à ce que nous avons reçu au départ. À ce que Dieu nous a confié. Parce que s’ Il a commencé quelque chose, ce n’est pas pour le laisser inachevé.
« Celui qui a commencé en vous cette bonne œuvre la rendra parfaite… » Philippiens 1:6
Alors une parole pour toi qui lis ceci et qui es sous le point d’abandonner : Tu peux te sentir fatigué, Tu peux douter. Mais ça ne veut pas dire que tu dois t’arrêter. « Ne nous lassons pas de faire le bien ; car nous moissonnerons au temps convenable… » Galates 6:9. Alors pour cette mission, pour ce que tu poursuis, pour ce que Dieu t’a confié, ne t’arrête pas en chemin. Va jusqu’au bout !
